Le Musée national d’archéologie, sur la place Mère-Teresa, est le meilleur endroit de Tirana pour découvrir le passé antique de l’Albanie, des outils préhistoriques aux bijoux illyriens, en passant par la céramique grecque et la sculpture romaine. Le Musée national d’histoire étant fermé jusqu’en 2028, c’est le principal musée de la capitale pour tout ce qui précède le Moyen Âge.
| En bref | |
|---|---|
| Où | Sheshi Nënë Tereza 3, au bout du grand boulevard (Google Maps) |
| Horaires | Environ 09:00–15:00 tous les jours (fermeture plus tardive certains jours) |
| Prix | Environ 300 ALL pour les visiteurs étrangers |
| Durée de la visite | 45 minutes à 1 heure |
Ce que vous verrez
Si vous êtes passionné d’archéologie ou d’histoire antique, vous allez vous régaler. Le musée conserve plus de 18 000 objets des périodes illyrienne, grecque, romaine et byzantine de l’Albanie, et retrace la présence humaine dans cette partie des Balkans jusqu’aux établissements d’environ 1000 av. J.-C. De salle en salle, vous passez de la céramique aux bijoux et aux mosaïques, des simples objets du quotidien aux ornements finement travaillés.
Ce qui rend la collection vraiment intéressante, c’est la vue d’ensemble qu’elle offre. Ensemble, les pièces montrent comment marchandises et idées circulaient le long des anciennes routes commerciales qui traversaient l’Albanie, ce que croyaient les tribus illyriennes et comment elles enterraient leurs morts, et à quoi ressemblait la vie quotidienne dans les colonies grecques et les villes romaines de cette côte. C’est l’une des institutions culturelles les plus importantes du pays, et la meilleure introduction, à Tirana, aux sites antiques que vous visiterez peut-être ensuite, comme Butrint, Apollonia et Durrës.
Le musée et son bâtiment
Ce fut le premier musée à ouvrir en Albanie après la Seconde Guerre mondiale, en 1948, et il partage son bâtiment avec l’Institut d’archéologie. L’édifice mérite à lui seul le coup d’œil : il a été conçu en 1939 par l’architecte italien Gherardo Bosio pour abriter le siège d’une organisation de jeunesse fasciste pendant l’occupation italienne, et ses lignes rationalistes épurées s’accordent avec les autres bâtiments d’époque italienne qui bordent la place.
À l’intérieur, la collection suit un ordre chronologique, avec deux grandes cartes montrant les sites de fouilles à travers l’Albanie et les territoires des tribus illyriennes. Les cartels sont rares et surtout en albanais : mieux vaut donc vous renseigner un peu sur les Illyriens, Apollonia et Butrint avant d’y aller, ou faire la visite avec un guide.
C’est un musée calme, rarement bondé. Combinez-le avec l’Air Albania Stadium et le Grand Parc, tous deux à quelques minutes à pied.



